The Mandalorian : la première série live action de Star Wars se dévoile avec de nouvelles images

cinema / 14 avril 2019

A la Star Wars Celebration, la série télé Star Wars The Mandalorian avec Pedro Pascal et Gina Carano (et même Werner Herzog!) a été l’événement de la journée.

Après la diffusion du trailer de Star Wars : The Rise of Skywalker vendredi dernier, au tour de Star Wars : The Mandalorian de faire l’événement à la Star Wars Celebration de Chicago. La première série en live action dérivée de l’univers de George Lucas, désormais détenu et décliné par l’empire Disney, raconte les aventures d’un chasseur de primes après Le Retour du Jedi. Sur la scène du centre de convention, Kathleen Kennedy a présenté à la foule déchaînée les créateurs de la série, Jon Favreau et Dave Filoni. Soit le réalisateur d’Iron Man, des remakes récents du Livre de la jungle et du futur Roi Lion ; et celui qui a chapeauté les très populaires séries animées Clone Wars et Rebels. Filoni a une énorme cote auprès des fans de Star Wars : la big boss de Lucasfilm a déclenché une salve d’applaudissements en déclarant « qu’est-ce qui pourrait être plus excitant que Dave Filoni qui réalise une série en live action ? » Kennedy s’est éclipsée pour laisser la place à Jon et Dave. Les deux hommes ont fait le récap de la création de The Mandalorian : ils se sont rencontrés en 2008 au Skywalker Ranch -haut lieu du mixage sonore pour les films des studios US- alors que Favreau mixait Iron Man et Filoni travaillait sur la saison 1 de Clone Wars. Dix ans plus tard, Favreau a pitché à Filoni l’idée d’une série télé Star Wars faisant le lien entre Le Retour du Jedi et Le Réveil de la Force. « Après Endor, l’Empire s’effondre, et donc, qu’est-ce qui se passe ? La Nouvelle République prend le pouvoir mais le chaos est toujours présent, seuls les plus forts peuvent survivre », explique Favreau, qui voulait avec cette série explorer le monde de la Cantina, ce lieu incontournable de Star Wars, ce bar franc où aliens et contrebandiers magouillent aux confins de la Galaxie. « Nos inspirations étaient les mêmes que celles de George Lucas : les vieux westerns et les films de samouraïs. » Lucas a d’ailleurs collaboré à la série, mais l’importance de sa contribution reste encore à démontrer, Favreau s’étant contenté de dire qu’ils avaient beaucoup parlé avec lui, et surtout de Joseph Campbell (auteur américain qui a écrit sur la mythologie, et beaucoup inspiré certaines méthodes d’écriture de scénario aux USA avec sa théorie du « voyage du héros »).

The Mandalorian
Lucasfilm

Une bonne partie du public portait des casques mandaloriens, preuve -s’il en fallait- de la grosse popularité au sein du fandom des Mandaloriens. Le personnage de Boba Fett, introduit en dessin animé dans le fameux et très mauvais épisode spécial Noël de Star Wars (Au temps de la Guerre des étoiles) en 1978, est apparu pour de bon dans L’Empire contre-attaque, avec son costume iconique créé par Joe Johnston. Après avoir capturé Han Solo en carbonite, il meurt de façon expéditive dans le premier acte du Retour du Jedi mais son look incroyable en a fait une légende parmi les fans. George Lucas lui a donné un rôle pivotal -et controversé- dans L’Attaque des clones en en faisant un clone du guerrier ayant servi de modèle aux stormtroopers de l’Empire. Dans la série Star Wars : Rebels, on trouve Sabine Wren, une jeune mandalorienne possédant donc la même armure que Boba. Un film entier consacré au personnage a été annoncé début 2013 par Bob Iger avec Josh Trank (Chronicle) à la réalisation et Simon Kinberg (X-Men) à la production mais le projet a été annulé à cause de « divergences créatives ». Le projet a été un temps récupéré par James Mangold (Logan), mais Disney a préféré mettre le turbo sur The Mandalorian. L’enjeu sera de fournir à la plateforme de streaming Disney+ du contenu original Star Wars : The Mandalorian commencera d’ailleurs sa diffusion le 12 novembre prochain aux USA. Le jour de lancement de Disney+.

The Mandalorian
Lucasfilm

Le « Mando » du titre, comme on dit, possède sous son casque le visage de Pedro Pascal, qui est venu sur scène décrire son personnage avec la prudence de l’acteur sous embargo Disney : « c’est un gunfighter mystérieux et solitaire à la moralité douteuse, issu des meilleurs westerns… il est badass », a déclaré le comédien de Narcos. Pascal a été rejoint par Gina Carano, ancienne championne de MMA devenue actrice (elle bottait les fesses de Ryan Reynolds dans Deadpool) : elle joue Kara Dune, « une ancienne Shock Trooper rebelle qui a du mal à se réintégrer » après la guerre. Le vétéran Carl Weathers, premier à venir sur scène, joue Greef Karga, patron d’une guilde de mercenaires qui va employer le Mando et Kara pour accomplir des missions dangereuses dans le monde post-Endor. Ensuite, Dave et Jon ont lancé une vidéo de making of montrant les premières images qui bougent de The Mandalorian. Dans cette vidéo, on a cur apercevoir un bref instant George Lucas, mais on a aussi vu l’importance des effets spéciaux « en dur » sur le plateau. Les animatroniques sont nombreux, et le vaisseau du Mando, le Razor Crest, est une maquette filmée à l’aide d’une caméra contrôlée par ordinateur. Oui, comme pour le premier Star Wars en 1977. La vidéo présentait la team de réalisateurs de la série : outre Dave Filoni, Bryce Dallas Howard, Deborah Chow (Le Prix à payer avec Zach Braff en 2010), Rick Famuyiwa (le remarqué Dope en 2015) et Taika Waititi (Vampires en toute intimité, Thor : Ragnarok) ont tourné les huit épisodes de The Mandalorian.

The Mandalorian
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Le panel s’est achevé par un long extrait de la série, sans que l’on sache de quel épisode cet extrait était issu. Dans cet extrait, le Mando reçoit une mission de Greef, et rencontre un ancien officier de l’Empire (joué par ce bon vieux Werner Herzog) dans une ambiance de western postmoderne -avec mexican standoff et manteaux au vent sont au menu, avec les inévitables références appuyées aux films précédents : un alien de la même espèce que l’animal domestique de Jabba le hutt se faisait rôtir comme un porcelet, provoquant des hurlements de joie du public de la Celebration. L’extrait se terminait par une bande-annonce où l’on voyait IG-88, un droïde chasseur de primes aperçu dans L’Empie contre-attaque (et qui sera doublé par Waititi), et un grand méchant impérial joué par Giancarlo Esposito (Breaking Bad). Globalement, le sentiment provoqué face aux images de Mandalorian est très positif : l’univers visuel ressemble fortement à celui de Rogue One et Solo, les deux spin off de Star Wars (le chef op de Rogue One Greig Fraser est d’ailleurs crédité au générique de The Mandalorian), la promesse d’avoir un héros de western sans visage à la silhouette déjà inconique -casque, manteau, fusil dans le dos comme un sabre de samouraï- vivant des aventures à la Firefly est une perspective fort excitante. D’autant que la série s’envisage comme l’héritière de deux projets Star Wars avortés à l’ére pré-Disney : la série Underworld et le jeu vidéo 1313, situés dans le monde des criminels et trafiquants de la Galaxie. A quel point leur ADN est-il passé dans The Mandalorian ? C’est une autre histoire, qui n’avait pas sa place sur le panel de la Star Wars Celebration ce dimanche, mais on se promet de poser la question à Favreau et Filoni si on les croise.

Source: Première